Il vient d'une réflexion personnelle sur le clip de Real Face que j'ai revu (intensément) il y a quelques semaines. En observant une des parties avec Ueda, celle où des doigts lui tripotent les cheveux, j'ai pensé qu'à sa place j'aurais des frissons! Du coup j'ai réfléchis à une approche de la sensation de frisson en excluant celle due au froid. J'ai beaucoup réfléchis l'air de rien et j'ai voulu l'écrire. C'est assez loin de mes réflexions finalement, mais j'en suis pas peu fière! ^^;
Genre: Yaoi, un peu Angst, POV
Couple: Ueda/Kame
Disclaimer: Les KAT-TUN sont des gens normaux, même si parfois on a des doutes, ce ne sont pas MES personnages, mais je leur attribue le caractère que je veux. L'histoire même m'appartient.
Enjoy! <3
Frissons.
Cette atroce sensation est revenue, m'arrachant une grimace. J'ouvre les yeux que j'avais fermés pour découvrir que je suis seul, dans une pièce baignée de pénombre. L'atmosphère est lourde et je me sens étouffer. Une crise d'angoisse? C'est ma chambre merde. Mon armoire se dessine à la lueur qui passe difficilement à travers les rideaux baissés et projette son ombre déformée sur les draps emmêlés de mon lit. Encore une nuit agitée, je sens mon c½ur qui bat toujours très vite. Je me calme, un instant. Quelle heure est-il? Mais oui c'est ça! Mon réveil n'est pas allumé! Je tourne la tête et cherche des yeux la lueur rouge de l'appareil, introuvable. Une panne générale? C'est étrange, alors d'où vient la lumière faible de l'extérieur? Pas du soleil, qu'il soit filtré par les nuages ou pas, ça ressemble trop aux lumières de la rue la nuit. Donc il ne fait pas jour. Je frissonne à nouveau et serre les dents pour me contrôler. Il faut que je me lève et que je trouve mon portable, mais je ne parviens pas à bouger, paralysé par l'angoisse. C'est déjà arrivé, je m'en rappelle que trop bien, pourvu qu'il ne soit pas revenu, je ne sais pas si je lui résisterais cette fois!
Après un long moment je parviens à me lever, tremblant de tout mon corps. Le drap glisse sur ma peau nue et m'arrache un autre frisson qui me stoppe dans mon élan. Je reprends mon calme et continue, lentement, les mâchoires crispées. Ce ne peut être lui, il allait bien quand je l'ai vu tout à l'heure, ce n'est forcément pas lui! Je ne prends pas la peine de mettre quelque chose sur mon boxer ou ma peau nue et avance, tendu comme un arc mais tremblant d'angoisse vers la porte de ma chambre. Elle me semble loin et repoussante à la fois, ne suis-je pas plus en sécurité dans mon lit? Je n'en supporte plus la chaleur et l'air de la pièce m'étouffe, je dois sortir. Je tends le bras et tire la poignée vers moi. Le salon est plongé dans la même atmosphère inquiétante, les ombres de mes meubles sont d'innombrables cachettes pour lui. Je finis de parcourir la pièce du regard et fait un pas dedans. Le silence total me pèse énormément, du moins si j'occulte les battements puissants de mon c½ur affolé qui résonnent dans ma tête comme une alarme lancinante. Je me fige soudain, un bruit m'est parvenu, le genre de bruit qu'on essaye d'étouffer mais qui échappe à notre contrôle et fait tout de même vibrer l'air. L'entrée. Je m'y dirige, sentant la première goutte de sueur fuir sur ma tempe jusqu'à ma mâchoire crispée. Mes genoux menacent de fuir à leur tour si je ne garde pas un quelconque contrôle sur eux et une boule dans mon ventre m'impose une légère nausée comme si j'étais coupable de ma crispation généralisée.
Les ombres du hall d'entrée sont bien plus épaisses, je n'y vois rien mais m'y glisse tout de même, persuadé que toute cette angoisse n'est due qu'à mon esprit torturé et à ma fatigue cumulée depuis plusieurs semaines. Grossière erreur, il m'attend là, voyant beaucoup mieux que moi dans ce noir profond, collé au mur derrière la porte d'entrée. Je m'approche, ignorant, les bras en avant pour toucher le mur et me persuader ainsi qu'il n'est pas revenu, crédule. Ma main rencontre son épaule et le temps de fige au même moment que la totalité de mon corps, même ma respiration s'arrête soudain alors que je pourrais entendre ses lèvres s'étirer en un sourire. Cette épaule nue, musclée par quelques années de pratiques sportives intensives, remue un peu, comme sous l'effet d'un rire incontrôlable mais silencieux. Je veux reculer mais au moment où j'ai cette pensée il attrape mon poignet d'une main ferme et le tire en me projetant sur lui. Je trébuche et me retrouve dans ses bras, serré si fort que j'en ai mal, à moins que ce soit déjà ses dents que je sens me mordre l'épaule, sa peau nue contre la mienne... Je reste surpris un instant conscient de tout ce qui va suivre, refusant cela inutilement, pétrifié par la peur. J'entends alors sa voix mielleuse, celle qu'il n'a jamais en dehors de l'ombre de la nuit.
« Reste-là Ka-chan. »
Ce surnom, ce souffle chaud saturé d'alcool sur mon oreille, son odeur de sueur alcoolisée mêlée de parfum d'homme aux notes sucrées, la forte pression de ses bras autour de mon torse... c'est comme la dernière fois, je m'en souviens, j'en frissonne encore.
Je le tiens enfin, frissonnant de peur contre moi. Son poignet fragile prisonnier de mes doigts, ses hanches excitantes collées aux miennes d'une manière si indécente, les battements affolés de son c½ur faisant échos dans ma poitrine. Il est à moi. Quelque part dans mon esprit je sais que je ne dois pas faire ça, que je n'aurais pas dû boire à nouveau, mais le désir est trop grand, savoir qu'il en frissonne ne rend cela que plus excitant encore. Je perds la raison. Je le désire plus que tout. Je mordille déjà son épaule savourant sa peau de pêche au goût légèrement salé. Il ne se débat même pas, pétrifié. Se souvient-il de la dernière fois? Il a réussi à me fuir, à soulager la pression que je lui avais imposé dans les bras de sa copine du moment. Mais cette fois elle ne viendra pas nous interrompre, elle tourne un drama à 2h de route d'ici. Il est à moi, entièrement, totalement. Je remonte mes dents sur son cou et il incline naturellement sa tête vers l'autre côté, m'offrant sa peau douce que j'inonde de baisers. Ses genoux ne le tiennent plus et je le serre plus contre moi pour qu'il ne tombe pas. J'atteins le lobe de son oreille que j'aspire entre mes lèvres en lui arrachant un soupir d'excitation. Il est en mon pouvoir, mon Kazuya... Je murmure dans son cou, savoure la douceur de ses cheveux sur mon visage. Il frissonne à nouveau et j'en soupire de plaisir. Je le pousse à passer son bras autour de ma nuque pour qu'il s'y accroche et je lâche son poignet. De ma main libre je passe mes doigts entre ses cheveux un peu emmêlés par son sommeil, je savoure leur contact et les tremblements que cela créé chez lui. Il se mord la lèvre inférieure et sa pose est si sensuelle que j'ai dû mal à me retenir de le prendre tout suite. Mon autre main passe sur ses fesses moulées dans son boxer de marque le crispant délicieusement et je mords le creux de son cou, suçotant si fort que cela lui arrache un cri. Quand je le lâche, malgré le peu de lumière diffuse qui parvient jusqu'au hall je peux voir l'ombre d'une marque qui ne partira pas avant demain soir. Il s'est agrippé à moi, frissonnant encore du suçon que je lui ai fait, et je ne l'en désire que plus encore.
« Mmh... Kazuya... »
« A... Arr... rête! »
Je ne réponds pas. Sa voix déjà incontrôlable qui me dit d'arrêter ne me donne que plus envie d'allumer le même feu que le mien en lui. Je veux qu'il m'en demande plus, je veux qu'il me supplie de le combler. Je passe mes mains avec un désir grandissant sur son dos, ses hanches. Il ne tient plus et défaille en murmurant mon nom. Je le récupère, son visage est en feu, et je le porte vers le salon. Un peu plus de lumière. Il s'accroche à moi, crispé à nouveau, mais je sais qu'il ne pourra pas me résister, la dernière fois, si elle n'avait pas été là, il aurait déjà été mien. Mon regard se pose sur la pièce, un canapé, un tapis, une table et des chaises. Sur l'une d'elle une pile d'habit qui attire mon attention. Cette fois c'est moi qui me crispe. Un ensemble 3 pièces blanc et crème, il y a même la cravate immaculée pliée et posée au-dessus. La bague déjà... mais ça!! Je sens l'alcool reprendre plus de droit sur mon corps, je ne me contrôle plus, ma fureur éclatant les liens qui me reliaient à un semblant de conscience de mes actes. Je le laisse brutalement tomber sur le tapis beige qui s'accorde avec le miel du parquet, il gémit un peu et me regarde prendre violemment la cravate, envoyer valser dans les airs son costume. Mes yeux jettent probablement des éclairs car il a peur, très peur. A quatre pattes il essaie de s'enfuir mais je lui attrape les deux bras et les lie sans remord avec la cravate de soie blanche. Il doit payer pour le mal qu'il me fait.
Je ne comprends pas. Il était si... excitant et tout à coup je me retrouve le visage écrasé sur mon tapis, les bras attachés dans le dos par la cravate blanche que ma mère m'a laissée dans la journée avec mon costume. Je ne comprends pas. Mon corps est bouillant, mon c½ur bat trop vite et je ne sais si c'est de peur ou de... désir. Je me sens serré dans mon boxer, ma position est en plus trop équivoque pour ne pas faire courir la panique dans tout mon corps. Il va me violer. Et je ne suis pas sûr de détester ça, ces sensations qui me traversent et que je ne connais pas avec elle, je veux les ressentir encore et encore. Mais pourquoi est-il si violent et excitant à la fois? Je sais qu'il est en colère, qu'il ne l'était pas en murmurant mon prénom tout à l'instant dans le hall. Je n'ai pourtant rien fait. J'ai atrocement peur et pourtant je ne peux le fuir.
Je le sens mordiller mon cou avec plus de violence, ses ongles pourtant très courts me griffer la peau du dos. Je cherche son regard pour comprendre.
« Pou... rquoi? »
A peine je pose cette question, la voix entrecoupée par ma respiration altérée, que je sens sa main plonger entre mes jambes et frôler mon sexe. Un gémissement m'échappe, je dois m'avouer que je suis très excité par ses caresses. Je me mords la lèvre pour ne plus faire de bruit mais il le remarque et utilise son autre main pour passer sensuellement sur mon torse tandis que le sien et collé à mon dos. Il me tripote les tétons, plus il les malmène et plus je les sens durcir et devenir plus sensibles encore. Ma lèvre n'y résiste pas, un gémissement m'échappe lorsque je reconnais le goût du sang sur ma langue. Il soupire, satisfait, et sans délaisser mon torse aventure une main sur mes fesses. Sa caresse est provocante, insistante au centre, délicate entre mes cuisses, je me sens fondre. Mais c'est un homme, comme moi, et il a bu, c'est un viol que je subis là! Il me lâche soudain et malgré moi j'émets une plainte pathétique. Il me retourne et me prend dans ses bras, mon dos contre son torse, mes mains attachées entre nous. Il me relève le menton et m'embrasse dans cette position, glissant à nouveau une main vers mon bas-ventre, utilisant l'autre pour me serrer à lui. Dieu qu'il embrasse bien! Ses lèvres pulpeuses, sa langue taquine et sa bouche gourmande qui me dévore, m'excitent autant que ses caresses intimes. Il me laisse essoufflé, la tête basculée en arrière, incapable de l'empêcher de me lécher le cou alors qu'il glisse un premier doigt sous mon boxer, puis un deuxième en me mordant. Je me cambre plus, perdant le contrôle de mon corps. Sa voix si sensuelle cette nuit glisse sur mon oreille jusqu'à chatouiller ma nuque.
« Ka-chan... tu en veux plus? »
Je me mords la lèvre en sentant soudain ses doigts glisser sur mon sexe.
« Demande-moi et je te donnerais... »
Lui résister? Impossible. Le supplier?
« Aah! »
Je ne supporte pas qu'il me résiste! Je mets tout à coup toute ma main sous le boxer et serre son membre palpitant. Un cri lui échappe enfin, laissant apparaître un sourire sur mon visage. Que j'aime cette pose si sensuelle qu'il a! Mais je veux d'abord qu'il me le demande, je veux l'entendre me dire qu'il me désire.
« Je répète, tu en veux plus? »
Je me fais plus doux, embrassant son cou offert jusqu'à son oreille.
« N... n..! Nan! »
Que croit-il? Qu'avec cette façon de parler il va me prouver qu'il n'en a pas envie? Foutaises. Je lui écarte les cuisses dans une position provocante, caresse la partie la plus sensible de son sexe du bout des doigts. Il se cambre malgré lui, accentuant encore mon désir que je contiens déjà difficilement.
« Ka-chan... tu veux que je te laisse dans cet état-là? »
Il rougit si vite, si bien, que je le dévorerais dans la seconde si je n'avais pas autant envie qu'il me le demande. J'attends, savourant la douceur de la peau entre ses jambes et la chaleur de son membre, n'arrêtant pas d'embrasser son cou en le mordillant un peu par moment. Je le sens alors bouger la tête et met ma bouche tout contre son oreille.
« Qu'est-ce que tu dis? Je te laisse comme ça, seul, ici? »
C'est léger mais sa tête bouge de façon à me dire non. Petite victoire, je souris.
« Je ne comprends pas Ka-chan, parle-moi. »
Un son lui échappe mais je ne suis pas encore satisfait. J'appuie plus mes caresses.
« Ka-chan? Si tu ne dis rien j'arrête. »
« Nn! Non! »
« Quoi non? »
« A... Arr... êtes... pas! »
« Tu veux que je continue Ka-chan? »
« Mmh! »
« Quoi? »
« O... ui! »
« Quoi? »
« Con...ti... nue!! »
« Ooh Ka-chan... je savais que tu n'y résisterais pas... »
Entièrement à moi. Soumis à ce désir que je lui donne. A MOI.
Je n'en peux plus, mon corps m'a abandonné ne répondant qu'aux caresses habiles que je subis. Je n'aurais jamais imaginé cela de lui, ses doigts fins, sa bouche pulpeuse, son regard d'ange, tout cela ne fait de lui à présent qu'un objet de désir violent qui me traverse. De violents frissons me parcourent tandis que je sens de plus en plus la cravate mordre ma chair et bloquer la circulation de mon sang. Mais ses mains ne s'arrêtent pas, ses lèvres non plus... oh ses lèvres! A peine je ressens l'intense désir de l'embrasser que sa bouche se presse contre la mienne, me dévorant tellement que j'en perds rapidement mon souffle. Ses bras puissants me serre contre lui, je me sens complètement fondre à deux doigts de la jouissance. Comment cela est-il possible?! Sa voix contre mon oreille me fait trembler d'une émotion que je ne connais même pas.
« Ka-chan... je te détache? »
Plus rien de cohérent dans ma tête, je veux juste qu'il me libère!
« M'en fout! »
Ma réponse est violente, je ne l'ai même pas contrôlée ni même pensée! Du moins pas consciemment... que m'arrive-t-il? Je ne sens plus que ses mains qui me manipulent à leur guise, ses lèvres contre ma peau qui m'explorent inlassablement. Je ne contrôle même plus les gémissements qui m'échappent, ni même mon corps qui se cambre lorsqu'il me mord soudainement.
Une de ses mains se posent sur ma joue et relève mon visage.
« Regarde-moi. »
Je fais un effort et ouvre mes paupières à demi. Son regard me brûle, c'est si intense. Il se penche et je ne peux pas le quitter des yeux, je vois ses lèvres s'entrouvrir et je les sens très vite effleurer les miennes, sans m'embrasser, m'arrachant un soupir de désir. Qu'il m'embrasse! Il ne quitte pas des yeux ma bouche, jouant de la sienne avec. Je veux l'embrasser mais je ne peux pas bouger, complètement bloqué par ses bras, sous son emprise.
Ce jeu dure un trop long moment, je le supplie dans un murmure et je vois ses lèvres tant désirées s'étirer en un sourire malicieux. Je ne tiens plus.
« Embrasse-moi! »
Un rire lui échappe, me frustrant un peu plus.
« Je t'en prie... »
Il ferme les yeux comme pour savourer l'instant et me serre plus étroitement contre lui avant de m'offrir le meilleur baiser que je n'ai jamais eu. Ses mains passent sur mon corps alors que sa langue chaude caresse la mienne, que ses lèvres aspirent les miennes, se décollant pour mieux me bâillonner dans l'instant. Impossible de m'accrocher à lui, ma frustration est grande mais il ne me lâche pas avant que la tête m'en tourne tellement je manque d'air. Il me dépose gentiment sur le tapis et me détache en quelques gestes, je reprends ma respiration, les yeux pleins d'étoiles.
« Accroche toi. »
Je m'exécute, lentement, je n'ai plus aucune volonté, il me prend dans ses bras comme une mariée et m'emmène dans ma chambre. Je me souviens à peine l'avoir quittée plus tôt dans l'espoir qu'il ne soit pas là. Non, maintenant que j'y retourne avec lui, je veux m'y réveiller dans ses bras. Mon seul désir, c'est lui.
Abandonné dans mes bras je le sens frissonner. La joie qui me traverse est intense, tellement que je me sens prit d'une fébrilité que je n'ai jamais connu. Il est à moi, il me désire, je suis presque dépassé par la situation. Mais j'ai attendu si longtemps... Je le dépose au milieu de ses draps défaits et m'écarte pour l'observer dans la pénombre de la chambre.
Une jambe repliée sur l'autre, un bras en travers de son ventre, les deux tendus dans ma direction, son regard voilé par le désir posé sur moi. Sa pose est d'une sensualité à couper le souffle.
« ... Tu... »
Mon nom ne franchit pas ses lèvres, je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas le savoir. Je m'approche à nouveau et le couvre de mon corps, mes mains de chaque côté de son visage. Je l'embrasse du bout des lèvres jusqu'à ce qu'il s'accroche à moi et approfondisse notre échange de lui-même. C'est bon. Le sentir me désirer est un plaisir intense en soit, je n'y aurais jamais cru. L'alcool m'habite encore, imposant son voile brumeux sur mes pensées, mais mes gestes m'appartiennent depuis un moment. Je me souviens soudain de la cravate et je me crispe. Il le sent très bien et me serre contre lui, probablement de peur que je m'en aille.
« Qu'est-ce qu'il y a? »
« ... tu vas... te marier? »
Je n'ose pas le regarder, à quatre pattes au-dessus de lui, sur ses draps, mais je sens sa prise se desserrer.
« Co... comment tu peux... penser ça? »
La peur le fait trembler, je sens que je m'énerve.
« Ces vêtements! Et... et la bague! »
« Q... quelle bague? »
« Tu te fous de moi!! »
Je m'écarte violemment mais n'ose pas partir et m'assois sur le bord. Je viens de tout briser. Mais s'il doit se marier je préfère encore être frustré à vie! Il se relève sur un coude, lentement, et pose le bout de ses doigts sur mon omoplate.
« C'est un cadeau, pour ma nièce qui se marie. Je... je ne me marie pas. On a pas le droit tu sais. »
Je me sens soudainement con. J'ai cru qu'il allait convoler avec sa petite amie alors que je sais parfaitement que l'agence refuse tout mariage de ses employés!! Je suis vraiment trop con. Les coudes sur les genoux je prends mon visage dans mes mains.
« C'est... pour ça que... la cravate..? »
Cette fois je m'en veux, je ne voulais pas lui faire de mal! Je me retourne soudain pour m'excuser et je vois son sourire. Un si beau sourire. Pas celui de la joie intense, non celui du simple bonheur. Je reste interdis, tourné vers lui.
« Viens là. Je suis heureux que tu te sois inquiété pour moi! »
« Mais je t'ai...! »
« Chuuut. »
Un de ses doigts se pose sur mes lèvres et il se relève. Son regard est brûlant, il m'embrasse doucement. Je ne comprends pas là. Ses bras m'entourent et ses lèvres contre mon oreille murmure quelques mots.
« J'ai envie de toi maintenant... »
Je capte son regard et n'y vois que du désir avec une pointe de malice. Résigné je souris, je penserais plus tard, je le désire tout autant. Je reprends possession de son corps fin et chaud, enfouissant mon nez dans ses cheveux doux.
« Si tu me dis ça je ne pourrais plus m'arrêter Kazuya... »
« Alors ne t'arrête surtout pas. »
Il m'excite juste avec cette phrase. Je me mords un court instant la lèvre pour retenir la violence de mon désir. Je lui montrerais à quel point je suis l'amant idéal.
Je souris alors qu'il me serre fort contre lui. Depuis que je le connais il a pris des formes impressionnantes, je me sens fragile dans ses bras et j'aime cette sensation que je ne ressens jamais ailleurs. Sa bouche me dévore le cou et je laisse échapper un soupir. Je pense à ce qu'il a cru, que j'allais me marier. Si je lui avais dit que ma copine avait cru la même chose mais avec une autre fille, peut-être aurait-il compris que si elle n'était pas là depuis plus d'un mois c'est qu'on était plus vraiment ensemble. Sa main entre mes jambes fait s'envoler mes pensées et je ne me concentre plus que sur ses gestes. Mon boxer s'en va très rapidement de ses mains habiles. Je ne veux plus lui résister, mon plaisir est décuplé. Ses lèvres me parcourent, ses doigts me caressent, je perds pied. Des frissons me traversent, hurlant mon plaisir à mon corps tout entier, m'arrachant des gémissements que je ne contrôle pas du tout. Je mêle mes doigts à ses cheveux d'une douceur que je ne devinais pas, guidant sa bouche entre mes jambes. Il me taquine et je m'en cambre de plaisir. Sa langue m'électrise, partant de l'intérieur de mes cuisses jusqu'à mon sexe. Un cri rauque m'échappe, porteur de ma frustration. Je sens son souffle rieur sur ma peau et je suis un peu vexé mais peu de temps, il me prend en bouche. Un long râle cette fois, que je ne peux pas contenir. Mes doigts se crispent dans ses cheveux. Je le sens enlever son boxer et le jeter plus loin.
Une de ses mains remonte vers ma bouche et je me mets à lécher ses doigts sans m'en rendre compte. Il s'occupe de la même façon de mon membre que je lèche ses doigts. Ils redescendent bientôt, humides, parcourant tout mon torse et d'autres frissons me secouent. Sa bouche s'éloigne de mon entre-jambes et j'en soupire d'insatisfaction.
« I... ikasetekure! » [Laisse-moi venir]
Mais je sens vite ses doigts à nouveau, à l'entrée de mon intimité. Je me tends, soudainement conscient de la suite. Son visage rejoint le mien et il m'embrasse tandis que je sens un premier doigt entrer.
« Chuuut Ka-chan, détends-toi. »
Il n'arrête pas de m'embrasser et je me détends, écartant même les jambes un peu plus. Il en profite et rajoute un doigt. Un court instant je me mords la lèvre, mais la douleur que je crains ne vient même pas, je ne ressens que du plaisir. Je me serre contre lui, demandant plus, je le veux lui.
« Kazuya... où sont tes..? »
Je mets un instant à comprendre, déjà perdu dans un plaisir inconnu et savoureux.
« Ti... tiroir! »
Il me tient contre lui et nous fait basculer d'un côté. D'une main il me prépare toujours, de l'autre il me lâche et ouvre le tiroir de ma table de chevet. Je l'entends à peine fouiller tellement le plaisir que je ressens et intense. Je le sens bouger contre moi mais mes yeux sont clos, je n'ai conscience que d'un troisième doigt en moi qui me fait pousser un petit cri. Je le griffe en même temps, impatient.
« V... viens! »
« Ka-chan... »
Sa voix reflète le même désir mais je n'ouvre toujours pas mes paupières, peut-être de peur que ce ne soit qu'un rêve? Je frissonne un court instant à l'idée que tout soit irréel mais ses doigts se retirent et je ne peux même plus penser.
Enfin. J'entre en lui et le plaisir me submerge. C'est chaud, agréable, serré. Je fais attention quand même à être le plus doux possible. Son visage est crispé mais se détend rapidement, je l'ai bien préparé. J'imprime de lents mouvements quand même, c'est sa première fois. Je ne vais pas jusqu'au bout, attentifs à ses réactions, ses soupirs, ses gémissements qui me donnent du mal à me contenir. Je passe une main dans ses cheveux et l'embrasse en allant jusqu'au bout. Il me griffe en criant, ce n'est pas de douleur. Mes mouvements se font plus rapides mais toujours lascifs, je veux en profiter, ressentir pour toujours ce plaisir tel un tsunami qui me traverse avec violence, mais je ne tiendrais pas longtemps.
Je sens son corps couvert de sueur, ses mains glisser dans mon dos. J'attrape ses hanches et approfondis notre échange. Il est à moi, à moi, à moi, A MOI! Je ne tiendrais plus longtemps.
« Kazuya! Dis mon nom! »
« Ah! »
J'ai frôlé le c½ur de son plaisir, je l'emmènerai au septième ciel avec moi!
« Dis-le! »
« Ue...da! Ue...da! UEDAaaaa! »
Son cri meurt emporté par notre jouissance. J'ai senti mon membre violemment serré en lui un court instant, celui de notre arrivée au sommet. Je le serre contre moi, retiens les mots qui veulent sortir de ma bouche. Nos corps se décontractent aussi soudainement qu'ils s'étaient contractés. Je lui embrasse doucement la joue, près de l'oreille et fait glisser mes doigts le long de son corps couvert de sueur encore frissonnant du plaisir intense que nous venons de partager. Je me retire de son corps et ôte le préservatif que j'ai eu tant de mal à mettre dans mon agitation. Je le noue et l'éloigne de nous. Je le serre contre moi et dégage un morceau de drap pour nous en couvrir. Il se blottit contre moi et je l'enserre, passant aussi une jambe sur les siennes. Ainsi liés nous nous endormons très vite, comblés.
J'ouvre les yeux sur un plafond que je connais bien mais quelque chose a changé. Un corps chaud et large contre moi. J'observe mon amant endormi, la paix sur son visage d'ange, son torse de sportif qui se soulève au rythme d'une respiration lente et profonde. Je bouge un peu et ressens le contre-coup de ma « première fois ». Je grimace un peu mais un sourire détend mon visage, si on m'avait dit avant ce que je ressentirais dans les bras de cet homme, je m'y serais abandonné bien plus tôt. Je caresse son épaule du bout des doigts, attendant qu'il ouvre les yeux.
Après une dizaine de minutes, ses paupières frissonnent, ses sourcils se froncent et enfin je revois ses orbes sombres.
« Ueda. Bonjour. »
Il semble surpris mais surtout souffrir d'un mal de tête. Je me souviens qu'il était bourré. Je rie malgré moi.
« Hé! Te moque pas! T^T »
« Mais tu es adorable comme ça Ueda! »
« Mmh. u_u »
Je ris de plus belle et il s'éloigne, je le rattrape aussitôt et me blottit contre lui.
« Désolé! Laisse-moi rester là. »
Il ne répond pas mais m'enserre de ses bras et je sens son souffle chaud dans mon cou. Je soupire de bien être et ferme les yeux. Je me sens si bien ici.
« Kame... tu ne m'en veux pas? »
« De t'être soulé la gueule? »
« Baka! De... t'avoir attaché. »
« ... non, j'ai à peine mal au poignet. Je t'en aurais voulu de me l'avoir fait en étant encore attaché. »
« Mmh. Désolé. »
« Ueda... tu veux bien rester plus longtemps? »
« Parce que tu croyais que j'allais te lâcher aussi facilement peut-être? »
« Hihi... s'il te plait... ne me lâche plus. »
C'est sorti tout seul. Je ne veux vraiment pas qu'il me lâche, je ne l'accepterais pas. Je le sens resserrer ses bras autour de moi et m'embrasser le cou. Mes sentiments sont intenses, peut-être un jour je lui avouerais leur nature, en attendant il va falloir que je rompe officiellement avec ma copine.
Je suis heureux. Très inquiet aussi, je ne veux pas qu'il change d'avis en revoyant sa copine. Et j'ai mal au crâne. . . mais c'est de ma faute, je n'avais qu'à pas avoir besoin de boire pour lui montrer mon désir pour lui.
Après un bon moment mon ventre gargouille ostensiblement. Il se moque de moi.
« Hahaha! Tu es un véritable ventre Ueda! »
Alors que j'allais répondre c'est le sien qui se réveille. Et j'explose de rire. Nous mettons un moment avant de nous en remettre, jusqu'à ce que nos deux ventres s'unissent et nous rappellent leur besoin vital. Nous nous levons, un peu gênés de notre nudité. Je récupère mon boxer, lui le sien et il m'apporte un peignoir, je lui mets sur les épaules alors qu'il m'était destiné.
« J'ai chaud de toute manière. »
Mon sous-entendu pas prévu du tout le fait rougir et il sort de la chambre. Je rougis à mon tour, comprenant le sens caché de ma phrase et le rejoint un peu honteux. Il est en train de ramasser les vêtements que j'ai jeté dans la nuit. Je l'aide, gêné, silencieux.
« La cravate est où? »
« Euh... je sais pas, je l'ai... enlevé. Elle a dû rester vers le tapis. »
Nous cherchons un moment mais rien.
« Bah... où elle est passée? Ma mère va me tuer >_< »
« Ta mère? »
« Oui c'est elle qui m'a apporté le costume hier, le mariage de ma nièce c'est le week-end prochain. »
« Ah... »
« Tu sais Ueda... je ne comptais déjà pas y aller avec ma copine. J'attendais qu'elle revienne pour lui dire que c'était fini entre nous. »
Mon regard s'agrandit de surprise. Qu'a-t-il dit?
« On ne s'entend pas très bien depuis... depuis que tu es déjà venu. »
Y penser me fait rougir. Il y a 2 mois j'ai déjà agis ainsi. Je suis rentré chez lui après lui avoir volé ses clés pour m'en faire un double, j'étais bourré aussi et j'avais passé une très mauvaise journée à m'engueuler avec lui. Sauf que sa copine était revenue et que sans qu'elle me voit je m'étais enfui.
« Ueda... »
Il s'approche et me prend dans ses bras, je pose mes mains sur ses hanches.
« Tu veux bien rester? »
Mon coeur bat très vite, trop vite, tant de sentiments me submergent d'un seul coup!
« Je... oui. »
« Tant mieux. »
Il me paraît vraiment soulagé.
« Euh... pour la cravate on fait comment? »
« Tant pis, je tomberais bien dessus à un moment donné! Sinon j'en rachèterais une. »
« Non je te l'offre, c'est de ma faute. »
« D'accord! ^^ »
Il m'embrasse une fois, puis deux, et je le serre soudain contre moi pour le dévorer à ma manière.
[en vérité un lapin-chat a ramassé la cravate et est parti avec. . .]